23 juillet 2009
J-2 avant la grosse déconne
Samedi matin, nous partons en vacances!!
Ouais....
C'est trop super....
Chaque année on loue une magnifique maison dans le var avec piscine, vue à tomber. Et on passe une semaine ou quinze jours avec nos potes et leurs enfants à boire des coups au bord de l'eau, à dormir, à lire, à refaire le monde.
C'EST TROP BIEN!!!!
Mais pas cette année!
Non, non!
Cette année, je suis punie!
Pour une foultitude de raison, ma vie m'a échappée et nous partons une semaine en CAMPING!
Pas en camping sauvage en Corse, non, non, non!
En camping près du Cap d'Agde!!
Et on a loué un bungalow de 35m2!
JE HAIS LES CAMPINGS ET LES BUNGALOWS!!
Alors, comme je vais en quelque sorte me retrouver au beau milieu d'un confession intime géant, j'ai décidé de faire un reportage.
1- ça va m'occuper
2- euuuh....non c'est tout!
La lala la la la
Tiens...c'est mon anniv aujourd'hui...
Avec tous les cancers que j'ai cru développer depuis toutes ces années, c'est un miracle que je sois toujours là.
Allez, je me souhaite:
- de l'apaisement
- du temps
- de la volonté
- des surprises (bonnes)
- des fous-rire
- du recul
- des rencontres
&
- de l'amouuuuuuuuuuuur bien sur!
22 juillet 2009
La preuve!!!
Parfois, je me relis et souvent je trouve qu'à part râler je ne dis pas grand chose d'autre.
Alors:
Petit 1, c'est parce que ce blog est mon défouloir et que dans la vraie vie, je suis juste charmante et souriante.
Petit 2, c'est parce que quand même, pour de vrai, j'ai pas mal supporté la compagnie des cons ces derniers mois!
Et je crois que le plus bel exemple de vie en milieu hostile que j'ai pu subir est la FIV (fécondation in vitro) que j'ai tenté il y a 2 ans maintenant.
Comme c'est assez long comme expérience, je vais découper tout ça en plusieurs chapitres.
EPISODE N°1: CELLE QUI CROYAIT QUE CE SERAIT FACILE
Petit résumé:
J'ai vécu 10 ans avec un garçon charmant avec qui j'ai eu 2 enfants avec une facilité déconcertante. Comme nous utilisions des préservatifs, je connais au jour près la conception de mes 2 princesses: les 2 seules fois où nous avons fait du sexe sans protection.
Ces 2 grossesse ont été donc des grossesses surprises (et néanmoins heureuses bien entendu!).
Puis, j'ai quitté le garçon charmant pour un autre garçon. Moins charmant peut-être, mais diablement plus sexy!
Je savais dés le départ que le sexy man avait des soucis en termes de production de spermatozoïdes. Ils avaient écumé les andrologues avec son ex-femme et en 10 ans....rien.
Mais moi, je me suis toujours cru plus malignes que mes copines.
Et j'ai pensé qu'avec moi, ce problème serait vite réglé!
J'étais tellement fertile! Et tellement amoureuse!
J'en étais même tellement persuadée que les premiers temps, j'exigeais qu'il se protège!
Un jour, nous avons décidé que oui, nous allions avoir un enfant!
yepaah!
Et... rien...
Rien pendant des mois.
Rien pendant des années.
En plus, comme la vie avait bien décidé de m'expliquer que j'avais un peu trop fait ma belle, j'avais des cycles hyper irréguliers. Donc tous les mois, du 28ème jour au...parfois 45ème, je faisais des tests de grossesse.
Invariablement négatifs!
Ha j'en ai claqué de l'argent dans ces tests. J'en faisais tellement souvent que je changeais de pharmacie parce que j'avais honte.
Et tous les mois, même déception finale.
Alors, après plusieurs années de sexe à but uniquement orgasmique (bon, c'est déjà pas mal!), nous nous sommes tournés vers la PMA (procréation médicalement assistée).
1er RV avec l'andrologue de Chris.
La secrétaire ressort son vieux dossier et comme elle devait oublié de renouveller son abonnement à psychologie magazine, elle raye le nom de l'ex-femme pour y mettre le mien. Bienvenue à l'hôpital où même les enveloppes grand format sont recyclées!
L'andrologue est un amour.
C'est une des rares personnes sympas que je vais croiser pendant un an de calvaire.
Il est tellement désappointé devant les résultats catastrophiques du spermogramme de Chris qu'il pense que nous n'allons pas couper à l'ICSI (FIV +++).
Il m'explique que je vais devoir faire plusieurs examens pour compléter le dossier. Qu'ensuite nous allons passer en commission (enfin nous....notre dossier!) et que si tout va vite, nous pourrions tenter une ICSI dans 6 mois.
Le 1er RV est avec une gynécologue qui doit:
- me prescrire les examens
- m'examiner
- faire un test de passage de col pour la future insémination
1 mois d'attente pour le RV.
Ce n'est que le début d'une attente permanente.
Cette FIV m'aura appris à être patiente et à mépriser le milieu médical dans son entier. (Ces deux qualités perdurent depuis.)
Jour J:
Peut-être que Madaaaaame la gynéco venait d'apprendre que toute sa famille était atteinte de la grippe A et allait mourir rapidement dans d'atroces souffrances, mais elle est de fort méchante humeur.
Et moi, ce RV, je l'attends depuis un mois. Alors je suis de fort bonne humeur et j'ai surtout très envie de poser pleins de questions sur ce qui m'attend.
Mais, je suis tombée sur la conne n°1.
Celle qui répond à mes questions en aboyant.
Exemples:
Moi: "euuuh, excusez-moi de vous demander ça, mais ça m'inquiète un peu, parce que dans la liste des examens à faire, il y a une hystérosalpingographie et j'ai lu un peu partout que ça faisait mal. C'est vrai?"
Elle (méprisante): "Ca ne fait mal qu'aux femmes qui ont un souci psychologique avec leur infertilité!"
...
Moi: "est-ce qu'il y a des effets secondaires éventuels concernant les traitements? Parce qu'il y a un terrain allergique dans ma famille alors...."
Elle: (moqueuse): "vous savez, il y a des gens qui font un oedème avec une aspirine, alors oui, il y a toujours un risque!"
Je crois que c'est là que j'ai décidé de me la fermer...
De prendre les 800 millions de papiers et de fondre en larmes sitôt les examens terminés, dans le bureau de la secrétaire rayeuse de noms.
1eres larmes d'une longue série.
Et pas parce que je suis une chochotte! Pas parce que je suis une chouineuse!
Parce que de ce jour, je suis devenue un utérus géant. Et un utérus bien comme il faut, ça ne parle pas! Ce ne pose pas de questions! Ca se fait inséminer et basta!
Alors j'ai beaucoup pleuré certes.
Mais au bout de 1 ans d'humiliations diverses, j'ai craqué!
Teaser pour l'épisode de la semaine prochaine:
La chef de service (la bave de haine lui coulant le long du menton): "ok, on tente comme vous le voulez! Mais je vous préviens, à partir de ça, je ne veux plus JAMAIS vous revoir dans cet hôpital!"
Moi (en larmes): "Noooon! C'est moi qui ne VEUT plus jamais y remettre un pied!"
houaaaaaa, trop de suspens!
20 juillet 2009
CA M'AGAAAAAAAAAAACE
Encore une réunion avec un con!
Un bon gros con!
Un macho frustré qui n'a pas supporté que je lui dise (gentiment pourtant...) qu'il se trompait.
Il a vengé son humiliation publique en commençant avec:
- " Nous ne devions pas être à la même réunion"
Suivi d'un non moins agréable, alors que je tentais de me justifier:
"je n'ai pas fini ma phrase!"
Me ramenant de fait immédiatement à ma place de fournisseur asservie & docile.
J'étais déjà agacée depuis le matin par tout et pourtant à cause de...rien....
Mais après une heure, cet imbécile justifie ma future mauvaise humeur du soir!
Crétin va!
17 juillet 2009
Le bon temps?
Quand mes filles étaient plus petites, je partais souvent me balader en centre-ville avec elles.
J'étais (déjà) complètement maso, parce que c'était juste une très mauvaise idée et que cette promenade mère/filles me laissait toujours sur les genoux, comme après la pire épreuve de Koh Lanta.
Je me souviens notamment d'une journée durant laquelle elles avaient déployé des tonnes d'imagination pour me pourrir la vie. Elles devaient avoir 8 et 4 ans.
On
a quitté la maison à 14h00.
Dans
le métro, Vanille m’a dit avec un petit sourire enjôleur :
-
« on ira à Disney Store, hein ma maman d’amour ?
- oui, si vous êtes gentilles… »
Gentilles ?
Analysons
cette journée au ralenti…
1er
MAGASIN :
C’est
bientôt l’anniversaire de ma mère. Comme d’habitude, je ne sais absolument pas
quoi lui acheter. Je pousse donc la porte d’un joli magasin de déco. Les
filles, pourtant bien élevées d’ordinaire, deviennent hystériques et poussent
des cris de joie devant chaque babiole exposée. Au début, ça fait sourire les
vendeuses.
Je
supplie les filles d’êtres sages et je me balade dans les rayons.
A
peine dix secondes après, Vanille court vers moi avec un énorme cendrier rose
fluo à la main.
-
« maman ! Regarde comme c’est génial ! »
Il
faut que je précise que ma fille aînée a un problème que les petites filles au
Soudan ne connaissent pas : elle souffre de consommation aiguë. Il suffit
qu’on soit dans un endroit doté d’un appareil à cartes bleues pour avoir envie d’acheter.
Elle se fout du produit en lui-même. Elle pourrait tout aussi bien trouver
génial à réchaud à gaz ou un pneu.
- « Vanille, mon amour, ça ne va pas commencer. On a dit qu’on
achèterait quelque chose chez Disney Store. Et puis qu’est que tu veux faire
d’un cendrier ?
- N’importe quoi, c’est pas un cendrier !
- Si, c’est un cendrier !
- Non !
- Allez Vanille, stop. C’est un cendrier et même si c’était un bouquet de
fleurs ou un plat à cassoulet on ne l’achèterait pas.
Résultat
de cette discussion qui amorçait une adolescence difficile, Vanille boude.
DANS
LA RUE :
Entre
deux boutiques, Vanille continue à faire la tête. Elle est championne du monde du
traînage de pieds. Elle arrive même à le faire en soupirant tous les trois
mètres exactement. Elle est super balèze en bouderie ma fille.
2EME
MAGASIN :
Toujours
rien trouvé pour ma mère. Vanille ne boude plus. Elle tente maintenant la méthode
de la gentillesse intégrale dans le but de me voir céder. Le rapport de force
est enclenché.
Pendant
que nous devisons gaiement devant un service à café, éventuel cadeau pour
maman, je m’aperçois soudain que Capucine n’est plus là. Je l’appelle, pas de
réponses ! Mon Dieu que je n’aime pas ça. Oubliant toute retenue, je cours
entre les rayons en appelant mon bébé, et je demande à Vanille de chercher de son
côté. Pas de traces de Capucine. De l’autre bout du magasin, sa sœur m’appelle.
- « maman !!!!!!! »
Ouf,
elle a retrouvé mon petit bout. J’arrive en courant à côté de Vanille…seule !
- « Maman ! regarde ce magnifique cadre à photo. Ca ferait sûrement plaisir à mamie !
- Vanille!! On a perdu Capucine! »
Elle
réalise enfin et continue à chercher avec moi. Je suis à deux doigts de fondre
en larmes, imaginant mon enfant enlevée par un pervers lorsqu’une vendeuse
m’interpelle :
- « elle est là madame ! »
Oui,
elle est là. Assise par terre, devant la caisse, en train de jouer avec des
porte-clefs en forme de sexe ou de fesses qui font un bruit de pet quand on
appuie dessus.
DANS
LA RUE :
Capucine boude parce que je l’ai grondée. Vanille lui explique qu’on a eu très peur et
qu’à cause d’elle on n’a rien acheté. Je marche lentement pour aider mon cœur à
reprendre un rythme normal.
3EME
MAGASIN :
Pour
me remettre de mes émotions, je décide de m’acheter une fringue. N’importe quoi
mais un truc pour moi !
Je
choisis plusieurs vêtements et j’oblige les filles à venir dans la cabine
d’essayage avec moi. Le jeu préféré de Capucine étant d’ouvrir toutes les cabines en
hurlant « t’es toute nue ! », je ne veux prendre aucun risque.
Les
filles me regardent essayer et Capucine se venge de l’avoir contrainte en me
disant :
- « c’est moche comme tout. Ou alors, peut-être que c’est moche
parce que ça ne te va pas bien. Peut-être qu’on devrait le prendre pour mamie
pour son cadeau ? »
Vanille en pleure de rire.
4EME
MAGASIN :
Vanille court vers moi avec un bougeoir en alu.
- « Ce n’est même pas la peine de demander, c’est non
Vanille!
- Mais si je me l’achète avec mon argent de poche ????
- Mais enfin Vanille, qu’est-ce que tu vas faire avec un bougeoir ?
- Ben c’est pas un bougeoir…
- SI C’EST UN BOUGEOIR ! »
La
mémé juste à côté sursaute et doit se demander pourquoi je hurle sur ma fille
comme ça.
5EME
MAGASIN :
Capucine a envie de faire pipi. Les jambes croisées, les deux mains sur l’entrejambe,
elle me supplie du regard. Je demande à une vendeuse si je peux utiliser les
toilettes.
- « Ha ben normalement, elles ne sont pas pour la clientèle… »
Certainement,
je comprends bien, mais là, la descendance de ta clientèle va inonder ta
boutique, si tu ne changes pas d’avis vite !
Trop
tard….
6EME
MAGASIN :
J’achète
vite fait une culotte et un pantalon pour Capucine pendant que Vanille explique
dédaigneusement à une copine croisée par hasard, que c’est trop la honte, que
sa sœur a fait pipi par terre.
7EME
MAGASIN :
Je
suis fatiguée. Direction Disney Store et on rentre.
Avant
d’entrer, je pose les conditions : pas plus de 10 € chacune.
Capucine,
qui ne sait pas lire, veut tout ce qu’il y a de plus gros et de plus cher. Elle
se roule par terre de colère parce que je dis non pour le costume de
Cendrillon.
Vanille tourne et retourne dans le magasin. Je lui propose environs 360 articles mais
ils sont ou moches ou pour les bébés. Au bout de vingt minutes je l’exhorte à
choisir.
- « Ya rien qui me plaît !
- Rien ? Sur tout un magasin il n’y a rien ?
- C’est nul ici ! Moi ce que je voulais, c’était le mougeoir de tout
à l’heure !
- Bougeoir, pas mougeoir ! »
8EME
MAGASIN :
je
ne sais plus, mais je crois que c’est ici qu’une dame d’une cinquantaine
d’année a fait tss tss en hochant la tête parce que Capucine tirait les cheveux de sa
sœur et que Vanille hurlait « t’aurais jamais dû être née ! »
METRO :
Capucine pleure parce que je ne veux pas qu’elle mette son déguisement de Cendrillon
dans le métro.
Vanille boude parce qu’elle vient d’apprendre à quoi servait un mougeoir et qu’il était
hors de question qu’elle puisse allumer une bougie dans sa chambre avant l’âge
de 16 ans.
MAISON :
Leur
père est affalé dans le canapé et joue à la Playstation.
Je
pose les paquets sans dire un mot et je vais me faire couler un bain.
Une
demi-heure après, je sors drapée dans ma serviette et dans ma dignité retrouvée
et je trouve les trois sur le même canapé en train de se faire un câlin. Sur la
table basse, une bougie brille dans le bougeoir neuf. Vanille et Capucine (en tenue de
cendrillon) regardent la flamme avec ravissement.
Qu’est-ce
que vous vouliez que je fasse ?
J’ai
souri.
14 juillet 2009
Liste des trucs que j'aime bien faire
- Me vautrer sur mon canapé, télécommande en main, clopes & coca light à proximité. Je regarde les trucs les plus cons du PAF sans aucune honte! (Même les maçons du coeur)
- Quand mes filles sont couchées et dorment et que juste avant de monter dans leurs chambres, elle m'ont dit "on a passé une journée magnifique maman! Merci!" (rare...)
- Avoir un truc de prévu. N'importe quoi mais surtout pas cette sensation de n'avoir aucun but. Sinon, j'ai l'impression d'attendre la mort...
- Débattre de sujets divers (j'ai un avis sur tout!) avec des gens intelligents qui ne sont pas de mon avis (très excitant!)
- Aller à la salle de sport et souffrir (si on m'avait dit qu'un jour j'écrirai et penserai une connerie pareille!!)
- Quand on s'aime avec mon mec.
- Quand je retrouve une fringue que j'avais oublié et qu'elle me va!
- Quand je me rends compte qu'en vieillissant, les trucs de la vie me touchent moins. Comme les engueulades.
- Quand j'ai de la répartie! Et que je ne me dis pas après "ho merde, j'aurais du lui dire d'aller soigner sa vilaine peau à cette conne!"
- Quand je chante à fond dans ma voiture et que quelqu'un me double en rigolant.
- Quand toute ma famille va bien.
- Quand la nana avec qui je bosse n'est pas là (comme demain) et que je peux fumer dans mon bureau en chantonnant.
- Attendre que le con du bureau d'à-côté me dénonce!
- Regarder mes plantes pousser.
- M'endormir en ayant un truc à penser.
- Les orages et autres incidents climatiques.
- Imaginer qu'un jour je serai grand-mère et que je vais adorer ça!
- Lire un tellement bon bouquin que je me fous d'être fatiguée le lendemain!
- Mon 1er coca light du matin au bureau.
- M'endormir devant la télé.
- Parler toute seule. Surtout quand ça ne va pas.
- Bien m'aimer...
06 juillet 2009
Malo & Pito sont dans un bateau
Te te souviens lecteur que mon mec avait eu la brillante idée de négocier sa super décapotable auprès des enfants, en leur promettant un chaton?
J'avais oublié d'en parler, mais depuis 1 mois, nous avons donc un nouveau chat dans la maison.
J'ai prévenu d'entrée:
"Je ne m'en occupe pas!"
Déjà, j'étais contre la décapotable et j'ai cédé parce que Chris m'avait bien expliqué que c'était son dernier souhait avant de mourir.
Mais le chat, NIET!
On en a déjà un de chat en plus.
Un bon gros rouquin tout poilu & super sympa!
Du genre qui dort toute la journée. Qui ronronne dés que tu t'approches. Et qui surtout est tellement indépendant que l'été, on peut partir 2 semaines loin et le laisser tout seul. Le voisin passe mettre des croquettes de temps en temps & notre bon gros pépère, il se demmerde! Je le soupçonne de squatter dans une autre famille.
Dans tous les cas, quand on rentre, il est là, toujours aussi cool.
Pas le moindre reproche dans son regard!
Alors déjà, il a fallu le trouver le nouveau!
Chris a appelé la véto du coin et comme par hasard, elle connaissait justement une nana qui avait 3 chatons super mignons et presque sevrés.
Elle était trop désespérée la "proprio" des 3 petits.
Comment elle nous a fait l'article!
Et ils étaient super mignons! Et super bien éduqués par leur maman! Et ils faisaient leurs besoins dans le jardin! Et ils jouaient oui, mais pas trop non! C'était tellement énorme que ça aurait du nous mettre la puce à l'oreille! Elle était tellement prête à tout pour s'en séparer qu'elle était à deux doigts de nous dire qu'ils faisaient les lits & la vaisselle!
Bon, on en choisit un et on l'appelle Malo (cherche toi-même le nouveau jeu de mot).
Et là, l'enfer commence!
C'est trop con un chaton!
Et lui, il est particulièrement con!
Il court partout. Il grimpe partout. Il monte aux rideaux comme dans les films de chats cons. Il miaule tout le temps. Il fait caca partout sauf dans sa caisse. Il détruit toutes les jolies plantations de Chris. Il gave Pito toute la journée en lui sautant dessus pour jouer.
Et comble du comble:
il est finalement moche!
On croyait qu'il était mignon au début. Mais un chaton moche c'est super rare! Alors bébé il était bien mais pas top. Un peu maigrichon mais on pensait que c'était à cause de sa maîtresse qui ne pouvait pas se les encadrer et qui ne devait pas trop les nourrir.
Un mois plus tard:
Il a énormément grandi...et il est moche.
Il a des pattes immenses. Il est tout maigre, sauf du ventre. Il a de trop grandes oreilles.
Ce matin, alors qu'on fumait notre petite clope du matin sur la terrasse, on le regardait jouer à détruire la plante préférée de Chris.
Et Chris a dit:
"Il est laid, hein?"
J'ai enchaîné avec un laconique:
"oui, et con aussi...."
Et on a rigolé parce qu'en ce moment on s'aime.
02 juillet 2009
...
Comme tu l'as sans doute constaté, j'ai moyen la patate en ce moment.
Et je m'interroge.
Est-ce que je suis comme ça parce que j'ai un peu une vie de merde ou bien est-ce que vraiment, je commence à détester tous les gens?
Ou peut-être les deux?
01 juillet 2009
J'assume!
Je travaille dans une boîte où 75% des gens sont des cons.
Alors c'est subjectif la connerie, j'avoue.
Mais je me fie à mon instinct et promis, ces gens sont cons, mais cons!!!!!!!
Avant, quand j'étais jeune & naïve (voir tous les articles précédents), je voulais qu'on m'aime. C'est classique, mais je voulais que TOUT LE MONDE m'aime.
Je faisais des tonnes d'efforts pour comprendre, écouter, discuter, proposer mes services.
Et je me suis un jour rendue compte que tu auras beau te débattre dans tous les sens, si quelqu'un ne t'aime pas, ce n'est pas parce que tu vas l'aider à changer son pneu crevé, qu'il va changer d'avis.
Rêve!
Alors maintenant, les cons de mon boulot, je les emmerde!
C'est à dire:
- Je ne vais plus aux repas de groupe qui me dépriment. (Et je dis clairement que je n'y vais pas parce que c'est nul, pas parce que j'ai épilation de maillot!)
- Je capote & décapote ma voiture devant leur nez! (Et merde hein, je ne l'ai pas volé à une mémé!)
- je ris fort dans les couloirs.
- Je ne dis même plus bonjour aux très cons. Perte de temps!
- Je fais des mails désagréables au con de l'informatique qui met 8 jours à m'amener une cartouche d'encre.
- Je ne dis même plus merci & steplaît au con des compressions. (5 ans que je le remercie à genoux dés qu'il bouge un orteil alors que bon, c'est juste son travail hein!)
Depuis que j'ai commencé cette grève de contact avec les cons en milieu professionnel, il se passe un truc incroyable:
RIEN!
Comme je l'avais imaginé, que je sois sympa & souriante ou désagréable & méprisante, ils me regardent du même œil.
Suis un peu conne moi aussi d'avoir attendu aussi longtemps pour être naturelle?
Et si je finis vieille et toute seule bouffée par mes chats, JE M'EN FOUS!